15/05/2016
Eluard expliqué
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ELUARD : L'évidence (Les Mains libres 1937)


Man Ray Evidence
Man Ray "l'Evidence"

"L'évidence" est le 3ème poème de la 1ère partie du recueil "Les mains libres"


L’homme la plante le jet d’eau
Les flammes calmes certaines bêtes
Et l’impliable oiseau de nuit
Joignent tes yeux
Ils sont debout
Toi tu gardes ton équilibre
Malgré les mains malgré les branches
Malgré la fumée et les ailes
Malgré le désordre et ton lit.


L'amoureuse (1923)
Paul Eluard
Elles est debout sur mes paupières


Elle est debout sur mes paupières
Et ses cheveux sont dans les miens,
Elle a la forme de mes mains,
Elle a la couleur de mes yeux,
Elle s'engloutit dans mon ombre
Comme une pierre sur le ciel.

Elle a toujours les yeux ouverts
Et ne me laisse pas dormir.
Ses rêves en pleine lumière
Font s'évaporer les soleils
Me font rire, pleurer et rire,
Parler sans avoir rien à dire

C'est de Gala dont il s'agit

 

Commentaire rédigé
Note profil Bac :
Le titre peut s'interpréter de 2 façons. Il est d'abord en contradiction avec le dessin. Est en effet "évident",ce qui est montré, exposé. Or le visage de la jeune femme est partiellement caché. Eluard opère en outre une transposition du plan matériel au plan moral. L'évidence est que cette feme-la femme-est attirante, séduction et suggestion, imagination et fantasme. Les quatrains sont ainsi construits sur une opposition entre "l'homme" et "toi". La femme n'est jamais mieux elle-même, ne se tient jamais mieux en "équilibre" que lorsqu'elle est source et objet de désir.

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